« Le Nez d’Hermès Parle Parfums Comme On Parle Littérature « 

« Il y a quelques semaines, le parfumeur Jean-Claude Ellena était de passage à Bruxelles pour évoquer ses créations.

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Parfumeur maison et exclusif d’Hermès dès 2004, il y acquiert un statut qui fait exception, d’autant que le créateur navigue au fil de ses envies plutôt que des modes. C’est là toute sa force.

On pourrait dire que c’est un parfumeur star, tant son aura est importante, mais on se passera de l’expression tant l’étiquette ne lui sied guère.

Jean-Claude Ellena travaille avec une assistante dans son labo perché sur les hauteurs de Grasse. C’est tout. Il parle parfums comme on parle littérature. D’ailleurs il parle beaucoup littérature tout court aussi.

Et puis, surtout, quand il empoigne une fiole, puis une autre, puis les mélange, puis vous fait sentir, paf, c’est un pan d’histoire, de Provence, de mer, de fête foraine qui explose. Selon le prétexte. On frôle la prestidigitation. On sort de là avec les yeux qui brillent. (…) »

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« Les Chefs se Mettent au Parfum »- Le Figaro

 

L'Exquis d'Arnaud Larher, conçu afin d'accompagner le lancement  du nouveau parfum de L'Artisan Parfumeur, Noir Exquis.
Une bûche signée Annick Goutal, un plat griffé Hermès, une tarte estampillée  L’Artisan Parfumeur… Cuisiniers et pâtissiers explorent les accords entre saveurs et senteurs.

« Le succès de L’Exquis a été fulgurant. Depuis octobre, cette pâtisserie s’affirme comme un des gâteaux les plus vendus dans les trois boutiques parisiennes d’Arnaud Larher. Les saveurs se superposent sur une pâte sablée à la vanille: marmelade d’orange, biscuit au sirop d’érable, ganache au café, crème chantilly au marron. «En bouche, on accède à un équilibre, avec autant d’éléments liquides que solides, explique ce meilleur ouvrier de France.

C’est un des gâteaux les plus complexes que j’aie jamais réalisé mais la demande est telle que nous envisageons d’en faire une de nos signatures.»

Conçue afin d’accompagner le lancement du nouveau parfum de L’Artisan Parfumeur, Noir Exquis, la pâtisserie n’est en vente que jusqu’au 31 décembre. «Nos deux maisons se ressemblent beaucoup, précise David Napier, responsable des partenariats du parfumeur, à l’initiative de cet heureux rapprochement. Nous nous retrouvons dans notre discrétion et le soin apporté à la qualité.»

Un filon marketing semble s’être ouvert. (…) »

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Source:
http://www.lefigaro.fr/gastronomie/2015/12/04/30005-20151204ARTFIG00335-les-chefs-se-mettent-au-parfum.php

 

Univers du parfum- Actualités

Univers du parfum- Actualités : Reportage de Public- Sénat, Made in France- Terre de parfum; Une ballade dans le jardin d’Edmond et Michel Roudnitska ; En direct avec Michel Almairac, parfumeur Robertet; Liliane Bourdin, la fille des parfums fidèle à Collection Passion; Volnay, parfumeur à Paris depuis 1919 ; Les abeilles de Guerlain-concours de nouvelles; Livre E. Briot, la fabrique des parfums, naissance d’une industrie de luxe; Givaudan breaks new ground ; Pour la parfumerie, le salut est dans l’innovation; How to sell fragrance; Synthetic fragrance vs natural fragrance

Grasse

« Reportage de Public-Sénat –Made In France, Terre de parfum »-Vimeo

video« Reportage diffusée le 12.10.2015 -Peut-on encore produire en France ? Pour répondre à cette question, cette nouvelle série documentaire proposée par Public Sénat raconte quelles recettes ont permis à du Made in France de résister à la mondialisation et rappelle les grandes mutations de la filière, entre suppressions d’emplois et virages technologiques. En Provence, la région de Grasse est spécialisée depuis plus d’un siècle dans la production de parfums et accueille de nombreuses entreprises du secteur. (…) »
Source :
https://vimeo.com/142280730

Rencontres

« Une ballade dans le jardin d’Edmond et Michel Roudnitska »-Faire le Tour du Monde en Parfums

MichelMuguet1b« Michel Roudnitska ouvre deux fois par an son jardin, situé sur les hauteurs de Cabris, près de Grasse, à un nombre limité de visiteurs. C’est un jardin qu’Edmond Roudnitska, son père, parfumeur (Eau Sauvage, Diorissimo, Femme de Rochas…), créa en 1947 et que son fils Michel poursuit, aujourd’hui. (…) »
Source :
http://faireletourdumondeenparfums.com/une-ballade-dans-le-jardin-dedmond-et-michel-roudnitska/

« En Direct Avec Michel Almairac, Parfumeur Robertet »- Faire le Tour du Monde en Parfums

Michel Almairac perfumes« Pour le deuxième épisode de « Sentir avec », je vous invite à écouter une conversation olfactive avec Michel Almairac, parfumeur chez Robertet, société grassoise à Paris. Allons y sans plus tarder…(…) »
Source :
http://faireletourdumondeenparfums.com/en-direct-avec-michel-almairac-parfumeur-robertet/

« Liliane Bourdin, La Fille Des Parfums Fidèle à Collection Passion »- La Nouvelle Republique

Liliane Bourdin collection passion« Elle est l’une des plus anciennes collectionneuses présentes au salon de Poitiers et présente l’une des plus belles collections d’Europe de flacons signés Lalique, l’un des maîtres de l’Art Nouveau. Dans le milieu des collectionneurs, on les appelle les filles des parfums. Elles fréquentent le salon Collection Passion depuis déjà belle lurette. Avec 4 500 flacons de parfum, Liliane Bourdin, secondée de son amie inséparable Annie Jamain, peut se flatter de posséder sans doute l’une des belles collections d’Europe.(…) »
Source :
http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Loisirs/24H/n/Contenus/Articles/2015/10/31/Liliane-Bourdin-la-fille-des-parfums-fidele-a-Collection-Passion-2517107

Conference

« Volnay, parfumeur à Paris depuis 1919 »-«La Société des Amis de l’Osmothèque

21d9b3b6-e50e-49ea-a95d-8dc30f66b07b« La Société des Amis de l’Osmothèque vous convie le mardi 17 novembre 2015 à 19h30 à sa prochaine conférence.Les Parfums Volnay sont une des maisons emblématiques de la parfumerie à la française. Créée en 1919, elle est aujourd’hui gérée par les héritiers des fondateurs. Elle est un lien entre modernité et patrimoine historique. Programme : présentation de la marque, portrait du fondateur (…) »
Informations& inscription :
http://is.gd/wJgpUj
https://www.weezevent.com/sao-volnay

Prix Littéraire

« Les Abeilles De Guerlain-Concours De Nouvelles »- Guerlain

abeilles-Guerlain« La Maison Guerlain et le Cherche Midi Editeur organisent la deuxième édition du prix littéraire des Abeilles de Guerlain sur le thème : Couleurs. Les nouvelles retenues seront publiées au cherche midi éditeur en mai 2016.
Les nouvelles seront soumises à un jury présidé par Laurent Boillot, président-directeur général de la Maison Guerlain. Le concours est ouvert à tous les auteurs n’ayant jamais été publiés. Les nouvelles devront comporter au maximum 12 000 signes et être envoyées jusqu’au 15 décembre 2015. (…) »
Site :
http://www.guerlain.com/fr/fr-fr/les-abeilles-de-guerlain?gclid=CLm3usvNusgCFQn4wgodkv4FLw

Livre

« Livre E. Briot, La Fabrique Des Parfums. Naissance D’une Industrie de Luxe »-Eugénie Briot

71005« Eaux de toilette, de Cologne, poudres de riz, savons parfumés, huiles capillaires… Autant de produits, synonymes de beauté et de raffinement, dont s’emparent les dandys et élégantes des dernières décennies du XIXe siècle. A l’heure où l’hygiène se fait vertu, le parfum s’affranchit peu à peu du soupçon de péché qui a longtemps pesé sur lui ; il n’est plus seulement perçu comme un instrument de séduction réservé à une élite aristocratique mais devient, pour la société bourgeoise de l’époque, un incontournable agent de distinction.
Date de parution : 20/08/2015; Editeur : Vendémiaire; Collection : Chroniques ISBN : 978-2-36358-171-6; EAN : 9782363581716  Nb. de pages : 410 (…) »
Source :
http://www.fabula.org/actualites/e-briot-la-fabrique-des-parfums-naissance-d-39-une-industrie-de-luxe_71005.php

Actualités Fournisseurs

« Givaudan Breaks New Ground »- Ingredients Network

Indian-Flag-Flying-wallpaper-for-pc-free-download« The company says it is demonstrating the importance of India to its growth strategy. Givaudan has laid the foundation for a new flavours manufacturing facility in Ranjangaon, Pune, India. Givaudan says it is demonstrating the importance of India, as one of its key high growth markets, to its growth strategy by investing CHF 55 million in the new flavours manufacturing facility. It is Givaudan’s largest investment in India since 1998. The new site, which is expected to open in 2018, will complement Givaudan’s existing flavour manufacturing facility in Daman. (…) »
Source :
http://ingredientsnetwork.com/givaudan-breaks-new-ground-news037641.html

« Pour La Parfumerie, Le Salut Est Dans L’innovation »-L’Usine Nouvelle

000318848« Sur un marché moribond, l’industrie des parfums doit se réinventer. Elle élabore de nouvelles molécules et revisite vaporisation ou packaging, tout en explorant le cerveau des consommateurs. Sur l’Île de la Jatte (Hauts-de-Seine), des laboratoires lumineux offrent une vue imprenable sur la Seine. La parfumeuse Mathilde Bijaoui planche sur un « brief » envoyé par un grand nom de la cosmétique. Nous sommes au sein d’un des trois centres mondiaux de création du groupe familial Mane. Le numéro un français de la fabrication de parfums et d’arômes avec 770 millions d’euros de ventes l’an passé. Grâce à son savoir-faire dans les ingrédients, 1 500 matières premières – extraits naturels et molécules synthétiques – sont mises à la disposition des sept parfumeurs du site. Les yeux rivés sur son ordinateur, chacun imagine les associations de formes olfactives qui rendront sa fragrance unique… et permettront de décrocher le contrat avec la marque. (…) »
Source :
http://www.usinenouvelle.com/article/pour-la-parfumerie-le-salut-est-dans-l-innovation.N359105

Tendances

« How To Sell Fragrance »-Cosmetics Business

F_36804« Pure Beauty talks to Will Andrews from the Fragrance Creation Team at P&G about how you can help your customers shop for fragrance gifts this festive season.
Why should customers buy fragrance as a Christmas gift ? There are many choices of gift at around the same price as a bottle of fragrance, but a well-chosen perfume has the benefit of sending a far more emotional message – it shows that you have really thought about the recipient and you really care about what they might personally like. Any fragrance also has the added bonus of being a catalyst for precious memories over time, and that is priceless for anyone. (…) »
Source :
http://www.cosmeticsbusiness.com/news/article_page/How_to_sell_fragrance/113067

« Synthetic Fragrance vs Natural Fragrance »- Caroline Hirons

2592-740-313« Fragrance in products causes a lot of concern among some of the beauty buying public. Most often in people with sensitive skins, but it is becoming more and more of a contentious issue across the board. Having heard the words ‘cell death’ and ‘cell toxicity’ one too many times in scare-mongering marketing, and especially through websites like goop, I approached three experts across various fields in the industry for their opinions on using much-maligned synthetic fragrance vs ‘cell-death’ essential oils when used in skincare – facial skincare in particular. It is by no means a clear issue, but their answers may surprise you, and make you rethink your future purchases. (…) »
Source :
http://www.carolinehirons.com/2015/10/synthetic-fragrance-vs-natural-fragrance.html

Parfum: François Demachy, le Nez de Dior, Dévoile Ses Secrets

francois-demachy-dior_5422923François Demachy, le nez qui préside aux destinées des parfums Dior depuis 2006.

« La maison Dior n’avait pas lancé de masculin depuis dix ans. C’est désormais chose faite avec Sauvage, le nouvel opus imaginé par le parfumeur star François Demachy, qui nous dévoile ses inspirations.

On le connaissait en costume sage dans son bureau parisien, parmi les centaines de fioles de verre qui s’alignent sur sa table de travail.

On l’a récemment découvert au coeur du désert américain, qui a servi d’inspiration à son dernier opus pour la maison Dior. Voyageur inlassable, François Demachy est toujours prêt à de nouvelles expériences olfactives, aussi à l’aise en Inde ou en Calabre qu’à Grasse, où il a grandi et où il a récemment choisi de replanter des champs de fleurs -rose, jasmin, lis- pour pérenniser ces cultures qui font la haute parfumerie. Une haute parfumerie que Demachy connaît sur le bout des doigts, après avoir passé plus de vingt ans chez Chanel avant de rejoindre LVMH, en 2006, pour y jouer un rôle de super directeur artistique, avec la haute main sur différentes marques du groupe –Kenzo, Acqua Di Parma– tout en présidant les parfums Dior, pour lesquels il crée l’évènement avec Sauvage, premier masculin lancé depuis dix ans. Explications.

Avant tout, comment définissez-vous ce nouveau parfum? 

Aromatique, boisé, ambré…

Dans votre feuille de route, vous disposiez d’un élément important: Sauvage, le nom du parfum, déjà choisi par la maison. Cela a-t-il été déterminant? 

Le mot a été le déclencheur de mon imaginaire. Je l’ai immédiatement associé à l’espace, à un territoire neuf. J’aime les déserts et tout particulièrement ceux des Etats-Unis. Ils sont comme habités, emplis d’arbustes, de buissons, de chaos de pierre. Les Américains ont vaincu leurs déserts durant la conquête de l’Ouest, mais ils le maîtrisent autant qu’ils le partagent. Ils les considèrent comme une richesse et non comme un danger. C’est d’ailleurs à partir de cette inspiration que nous avons choisi le parc national de Joshua Tree pour le tournage de notre film publicitaire avec Johnny Depp.

Comment traduire cette idée d’espace et de liberté dans un parfum? 

J’ai baptisé le premier essai « Wild, Wild West », et je suis parti de cette étendue sauvage où l’on trouverait nécessairement des notes authentiques. Principalement des aromatiques, sous la forme, ici, d’une bergamote de Calabre. Puis des épicées -poivre de Sichuan et baies roses- pour offrir un sentiment de fraîcheur. Des boisées, ensuite, mais je voulais évoquer ces bois flottés que l’on trouve sur la plage, c’est pourquoi j’ai apporté une note salée et marine avec des essences de cèdre, qui ont un côté piquant, presque brûlant. Et enfin des notes ambrées en overdose. Des notes puissantes, masculines, dont on se sert d’ailleurs pour les tabacs.

dior-johnny-depp_5422965Ambassadeur de Sauvage, Johnny Depp a été filmé par Jean-Baptiste Mondino dans le désert californien.

Le dernier masculin de la maison Dior date de 2005. Comment les désirs des hommes ont-ils évolué en dix ans? 

L’univers du parfum masculin a longtemps été dominé par l’influence du monde anglo-saxon, qui voulait avant tout retrouver l’idée du « propre ». Aujourd’hui, ce besoin s’estompe un peu. La culture olfactive s’enrichit, les hommes ont plus d’audace, ils sont prêts à faire davantage d’expériences. Ils commencent à apprécier des inspirations plus orientales, ils ne refusent plus certaines notes, comme la vanille. Et, dans le même temps, les enquêtes montrent qu’ils ont de moins en moins de temps pour s’occuper d’eux. Un parfum aujourd’hui se choisit en quelques secondes.

Quelques secondes! Comment réussir à séduire en si peu de temps? 

On ne doit pas choquer mais il faut être suffisamment puissant pour exercer une véritable attraction. Susciter d’emblée le désir. Il y a des recettes pour cela: d’abord, des notes fraîches, puis des aromatiques, comme les réminiscences de lavande, qui évoquent cette fameuse sensation de propre. Tout cela constitue une porte d’entrée rassurante, qui attire. Nous cherchons à offrir d’autres territoires olfactifs, mais nous devons d’abord en passer par là. Et ensuite, on déroule autre chose…

Vous avez pensé celui-ci en termes de continuité ou de rupture? 

Dans une grande maison comme la nôtre, la continuité s’impose, car on porte le patrimoine mais aussi l’esprit de la marque. Dans ce cas précis, le nom « Sauvage » induit, de plus, une parenté avec l’Eau sauvage, créée en 1966. Mais la continuité n’exclut pas la surprise. Ce nouveau parfum s’inscrit dans une filiation avec une présence de bergamote qui rappelle l’Eau sauvage, mais c’est le seul point commun. Sauvage est une création à part entière avec une overdose de notes ambrées, qui signent sa puissance et sa modernité.

Tous les parfums Dior ont-ils une parenté? 

Il existe en effet un fil rouge. Tous possèdent une touche florale, représentée ici par la lavande et le géranium. On trouve aussi l’iris pour Dior Homme, la violette pour Fahrenheit. C’est cette architecture commune qui les rend distincts, avec une personnalité forte.

Et dans dix ans, comment sera le prochain parfum? 

Difficile à imaginer! Une tendance qui commence à apparaître et va sans doute s’amplifier est celle des parfums immédiats, que l’on peut identifier tout de suite. Les changements interviendront également dans nos habitudes. Aujourd’hui, les hommes ne changent quasiment pas de fragrance. Ils en ont une, voire deux pour l’hiver et l’été. Il est fort probable qu’ils n’aient plus demain un parfum, mais des parfums adaptés à différentes occasions, à différentes humeurs. On peut anticiper le développement de collections de parfums, très différents tout en restant dans le même esprit. On aime les boisés, on réunira toute la palette des boisés. Des parfums différents, pour des usages différents…sauvage-parfum-dior_5422967Sauvage, la nouvelle fragrance de la maison: aromatique, boisé, ambré


Source:
Article de Lydia Bacrie
http://www.lexpress.fr/tendances/soin-homme/parfum-francois-demachy-le-nez-de-dior-devoile-ses-secrets_1719191.html

Cet article n’engage que son auteur/ This article is the sole responsibility of the author

Chocolate Smells Pink and Stripy: Exploring How Synesthetes See Smells

« Being able to identify a smell or flavour appears to be the most important factor in how some synesthetes ‘see’ them, according to a study just published in the journal Cognitive Neuroscience.

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The aim of the study was to explore just how much conceptual and perceptual factors contribute to what synesthetes ‘see’ when they smell.

To do this, the trio of Australians who carried out the research presented six olfactory-visual synesthetes – people for whom odours elicit a visual experience – with a range of odourants by nose and by mouth. The participants were then asked to try to identify each smell, note its attributes and illustrate their experience using a computer program or pens and paper. A team of judges then evaluated how similar the participants’ images of the different odours were.

When reviewing the data, the researchers found that images relating to flavours that the participants identified were the most consistently similar. However, even images inconsistently named resulted in images more similar than those relating to completely different odours.  The key to this discovery seems to be that ‘hedonic information’ – how much the participant likes or dislikes the odour  – drives how similar the resulting images are.

The authors explore further why this should be the case: “One possibility is that the odor name alone could evoke these complex visual images, but this does not seem to be the case with our synesthetes. They all reported that the experience occurred on smelling the odorant, not when talking about it. Although all of these synesthetes also have synesthesia related to language, they vary in whether all letters and words, letters alone, or only some words evoke synesthesia.”

They conclude: “Our data suggest that odor identification is important in supporting the generation of a reliable image, which is consistent with access to meaning being a key driver of synesthetic experience.”

This article provides substantial insight into the fascinating phenomenon of synaesthesia, as well as the various ways in which we all – synesthete or not – perceive, identify and process flavours and odours all around us. »

Publication:

Chocolate smells pink and stripy: Exploring olfactory-visual synesthesia.Alex Russell, Richard J Stevenson & Anina N Rich, Cognitive Neuroscience, Volume 6, Issue 2 – 3, 2015 Special Issue: Synaesthesia
DOI: 10.1080/17588928.2015.1035245

Table 1 Stimuli used during the orthonasal test sessions

2Table 2- Stimuli used during the flavor sessions

1Figure 1. Responses to smelling two different odors drawn by the synesthetes to illustrate their synesthetic experiences: Caramel (top row L to R: S1, S2, S3; second row L to R: S4, S5, S6) and for the burnt odor (third row L to R: S1, S2, S3; bottom row L to R: S4, S5, S6)

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Sources:
http://www.alphagalileo.org/ViewItem.aspx?ItemId=157383&CultureCode=en
http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/17588928.2015.1035245
http://www.tandfonline.com/doi/pdf/10.1080/17588928.2015.1035245

Cet article n’engage que son auteur/ This article is the sole responsibility of the author

Francis Kurkdjian and Fabien Ducher, Changing History in a Bottle

« Together, a fragrance legend and a horticultural pioneer have cultivated what could be the first new perfume rose in more than a century.

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The new rose created by the nose Francis Kurkdjian and the breeder Fabien Ducher. They spent six years ferreting out the ancestral chains of Damask and May roses to develop their hybrid, which they call Nevarte.

When it comes to perfumery, there is perhaps no flower or ingredient as important as the rose.

It is as crucial to the alchemy of many fragrances as yeast is to making bread, an element both powerful and supple. In some scents it is the central facet, the essence of refined femininity. In others, it’s the magical, undetectable elixir. The rose is one of the few flowers that is not ‘‘mute’’ — that is, its smell can be extracted from its petals, unlike honeysuckle, peony or lilac, which have to be concocted in the lab — and technology has not been able to improve on it.

Perfume roses live in a different dimension from the ones we see most often: wax-perfect and upright as No. 2 pencils in a frosted vase, with no smell at all.

The sueded petals of perfume blossoms are tethered to stems as willowy as a shoelace of licorice, on plants cultivated without an eye for garden beauty. They peak on a single early morning in ancient fields in obscure locations and must be plucked by hand before the sun turns them limp, robbing them of their redolence. Just yards away sit copper stills in which they are processed by methods that haven’t changed much in generations.

Yet what is perhaps more interesting is that the variety of roses used to make perfume haven’t changed in all that time either.

Whereas cut-flower farms experiment constantly with new hybrids in a range of sometimes-unnatural colors, and large-scale nurseries perpetually tinker with new cultivars, from climbing varieties to the sorts that bloom even in the shade, today the perfume industry mainly uses just two sorts of roses for fragrances: the spicy Rosa damascena, or Damask rose, and sparkling, tangy Rosa centifolia, sometimes called May rose. Damascena, thought to have been cultivated in the Middle East around 500 B.C. and grown largely in Bulgaria, Turkey and Iran, accounts for about 95 percent of the world’s rose oil (a byproduct derived through steam distillation) and rose absolute (obtained through mixing in solvents).

The more delicate, early blooming centifolia, stabilized as a hybrid in the 1870s in Grasse and still grown there as well as in Morocco, contributes the tiny remaining portion. Instead of seeking innovation with new cultivars, the perfume companies lean on the narrative of immutable history, the mythos of the historic fields, the lure of flowers unchanged through the generations, to counterbalance the fact that perfumes are largely made of synthetic ingredients. (Researchers have genetically mapped rose DNA, but the molecular version pales.)

27tmag-rose-t-2-articleLargeDucher’s farm near Gier, France, where the new hybrid rose will stay for two years before being climate-tested elsewhere.

For years, this logic drove Francis Kurkdjian nearly mad.

The celebrated 46-year-old nose, who created such classic scents as Narciso for Her and Gaultier’s Le Male as well as his own Maison Francis Kurkdjian, was frustrated that perfume roses existed in such a reductive binary. Considering how important the rose is to fragrance, how huge the fragrance business has become internationally, how much rose oil costs (it can take up to 60,000 roses to get a mere ounce of oil), why not breed a revolutionary blossom for modern times, one lusher or more fruity ?

27tmag-rose-t-3-master180Kurkdjian (left) and Ducher at their testing property.

His quixotic odyssey began in earnest in 2009, when he was flying back to Paris from New York.

The in-flight magazine contained an article on Fabien Ducher, 44, the scion of one of the world’s most famous rose-breeding clans. His family had created such classics as the world’s first modern yellow bloom in 1898 and the climbing variety that was a favorite of William Randolph Hearst and may have inspired Orson Welles to invoke the word ‘‘Rosebud’’ so poignantly.

But because his relatives had dispersed, some into the cut-flower business, many of their historic hybrids were now mostly grown in rarefied botanical gardens. At the time, Ducher was traveling the world to gather cuttings and reassemble the collection at his farm near Gier, outside of Lyon. This is the guy, Kurkdjian thought, who would be willing to do something crazy. Crazy enough to be the first person in centuries to cultivate a new, third rose. Within weeks he was on the bullet train to Gier. It was a trip he would wind up taking dozens of times over six years. ‘‘It is,’’ he says, ‘‘this insane project that we cannot get out of our minds.’’

Walking with Kurkdjian and Ducher through their rustic botanical laboratory on a hillside, you are jolted alive by the scent.

It wafts in waves from rows of plants and unruly six-foot-tall mounds covered in nodding, imperfect blooms that range from molten pink to blackish purple to the palest butter yellow. Some are the size of cantaloupes with up to a hundred dense peonylike petals, others as tiny and airy as Ping-Pong balls. The smell is rose but not rose: maroon noisette tinged with anise and Golden Delicious apple; Jacques truphemus, ballerina pink and ripe with verbena; startling white Mrs. Herbert Stevens, laden with comice pear and freesia.

27tmag-rose-t-4-articleLargeKurkdjian, whose frustration with the lack of diversity in perfume roses sparked a quixotic journey to create a fresher hybrid, at his studio in Paris.

It is not hard to make a rose redolent enough for the garden, but to breed one that will stand up to perfume processing is a challenge.

Ducher and Kurkdjian traced back the ‘‘ancestors’’ of the two existing fragrance hybrids in a slew of combinations. It needed to have the perfect petals; not too thick and leathery, yet not tissue-thin. The scent had to be powerful enough to be steam distilled. The plants must be bred under the natural constraints of the field, and then must make it through the next winter as well as be regrown from seed to test for staying power. It takes five years to know if the flower will produce enough oil and resist disease and pests. Kurkdjian and Ducher, whose main tool is a slender sable-tipped paintbrush to spread the pollen of one plant onto the stamen of another, have spent dozens of near-dawn mornings sniffing madly, eyes shut beatifically.

One season nothing bloomed; another, there were ladybugs.

In 2012, finally, the rose of their dreams pushed through the loamy soil and flowered. This spring, they were able to get two dozen plants whose pale pink blossoms had all the crisp, sweet lychee-strawberry power they had selected it for. Kurkdjian took one precious plant back to Paris with him, begging a friend who has a terrace to nurture it, calling daily to get progress reports and photos of the buds. The code name for the project pays tribute to his Armenian grandmother, Nevarte, whose name means ‘‘New Rose’’ in Armenian. She came to France as a young woman and was strong, too, a fighter. ‘‘You have to torture the flower in this process, so it has to be bold,’’ he says. Kurkdjian is looking for places to begin cultivation on a larger scale. As fall approaches, he and Ducher now have 50 plants — enough to get 1,000 roses next year, perhaps about a shot glass worth of oil. It’s a start. Within three years, they’ll have enough to make a batch of perfume. »


Source:
Article by Nancy Hass
http://www.nytimes.com/2015/09/24/t-magazine/francis-kurkdijan-fabien-ducher-rose.html?_r=2

Cet article n’engage que son auteur/ This article is the sole responsibility of the author

Enregistrements Conférence Jean-Claude Ellena « Parfum : la Création est un Récit »

Déjà en ligne…écouter sans modération les mots de ce Maître du Parfum; la conférence fut un franc succès, un voyage dans l’univers de la Création.

Conférence de Jean-Claude Ellena, du Mardi 13 octobre 2015, Institut de la Modes_jean_claude_ellena
« Que nous soyons artiste ou artisan, et parce que les techniques d’aujourd’hui organisent une forme de pensée unique, nous devons privilégier nos connaissances par une approche sensuelle avec la matière.
Certes, nos sens peuvent nous tromper, mais en faire l’impasse reviendrait à dénier le récit que contient une création, et cela quel que soit sa forme d’expression.

Jean-Claude Ellena est encore plus convaincu, au terme de discussions passées avec de grands chefs comme Olivier Roellinger, Michel Bras ou Pierre Gagnaire, où toutes leurs créations étaient également des récits.

Jean-Claude Ellena est le parfumeur exclusif de la maison Hermès depuis 2004.

Auparavant, il a créé de nombreux parfums parmi lesquels First (1976) pour Van Cleef et Arpels, premier parfum de joaillier, L’Eau Parfumée (1992) pour Bulgari, à l’origine de la tendance « thé » ou Déclaration (1998) pour Cartier. Chez Hermès il a créé notamment Terre d’Hermès (2006), la collection Hermessence, la collection des colognes, ainsi que la collection Jardin.

En septembre 2007, Jean Claude Ellena a publié la nouvelle version du Parfum (PUF, Que sais-je ?) et depuis, aux Editions Sabine Wespieser, Journal d’un Parfumeur (2011), traduit depuis en dix langues ainsi que La Note verte en 2013. »

partie1

partie2

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Inspirations…

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0019b91ec981136d977516

 6a00d83451d39969e2019104ddebab970c-600wi« Parce que c’était lui, parce que c’était moi
Aller-retour Cabris-Cancale »

Jean-Claude Ellena, parfumeur d’Hermès, et Olivier Roellinger, cuisinier

« Regardez le colombo aux Antilles, le garam masala en Inde, les mélanges cajuns en Louisiane, le zahtar au Moyen-Orient ou le ras el-hanout au Maghreb : nous sommes les seuls, nous Français, à cuisiner des épices brutes, seules. C’est un non-sens », s’insurge Olivier Roellinger. Son ami Jean-Claude Ellena a retenu la leçon, car, bien qu’elle soit baptisée « Épice Marine » au singulier, sa dernière Hermessence joue sur les accords de la cardamome, du piment de Jamaïque, du poivre de Sichuan, du cumin torréfié…
Présentés l’un à l’autre en 2011, ces deux-là se découvrent en commun « pas mal de croyances humanistes ». Un jour, Roellinger invite Ellena le Méditerranéen dans « sa » baie du Mont-Saint-Michel. Le chef planche sur une poudre à parfumer les yaourts, « la poudre des Bulgares ». Inévitablement, son hôte brûle de composer une fragrance sur la Bretagne et les épices. S’ensuit une correspondance régulière entre Cancale et Cabris. L’histoire appartient déjà à ces petites mythologies de la parfumerie. Le nez envoie des essais, le cuisinier lui répond : « Il te manque l’odeur de la brume ». « Alors parle-moi de la brume », rétorque le nez. « C’est ce vent qui vient du large, respire les vagues de l’Atlantique, les algues porphyre et dulse, le fumet des cordages, les effluves boucanés, mais aussi les odeurs des cales de bateaux venant des mers du Sud », décrit le cuisinier, qui part alors sur la fleur d’aubépine, le lait d’amande, le sarrasin bouilli, l’amidon et le whisky Bruichladdich aux accents de bruyère, de tourbe et de fumé…
Dans ses carnets, Jean-Claude Ellena a consigné ces échanges entre octobre 2011 et mai 2012. Il y retrace son propre processus de création – la découverte du cumin torréfié et distillé aux facettes sésame, pâte de cacahuète et pain grillé ; l’affinage d’une mousse de chêne ; la recherche d’un accord whisky obtenu par le nérolidol, l’orivone, le goudron de bouleau, l’absinthe et l’essence de rhum. Il y fait aussi le portrait en creux d’une amitié. »


Sources:

http://www.ifm-paris.com/fr/ifm/mode-luxe-design/conferences-publiques/podcasts/item/96026-parfum-la-creation-est-un-recit.html

http://madame.lefigaro.fr/beaute/parce-que-cetait-lui-parce-que-cetait-moi-071113-608654
http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-jean-claude-ellena-et-olivier-roellinger-2013-05-28
http://www.vanityfair.fr/style/savoir-vivre/articles/parfum-parfumeur-hermes-roellinger-ellena-amitie/131
http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/olivier-roellinger-cancalais-muse-nouveau-parfum-hermes-14-06-2013-100975

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