« Agriculture innovation 2025 » S. Le Foll Engage la Dernière Etape de Son Projet Agro-Ecologique pour la France

« Après l’avoir scellé dans la loi d’avenir agricole, avec notamment l’instauration des GIEE, Stéphane Le Foll, avec Axelle Lemaire et Thierry Mandon, a posé la dernière pierre de son projet agro-écologique pour la France en présentant, jeudi 22 octobre 2015, le plan « Agriculture – Innovation 2025 ».

fiches_agricuture_innotationStéphane Le Foll, Thierry Mandon et Axelle Lemaire, lors de la présentation du rapport « Agriculture – Innovation 2025 » 

Un plan composé de 30 projets pour que l’agriculture française prenne « le virage du numérique, de la robotique, des biotechnologies et du biocontrôle ».

« Stimuler les transitions agro-écologique et bioéconomique, favoriser l’innovation ouverte, prendre le virage du numérique, favoriser l’essor de la robotique, mobiliser les biotechnologies et soutenir le biocontrôle » : tels sont les enjeux fédérateurs que Stéphane Le Foll veut assigner à l’agriculture française d’ici 10 ans. Ces enjeux constituent les objectifs du rapport « Agriculture – Innovation 2025 » présenté jeudi 22 octobre 2015 par le ministre de l’agriculture, accompagné de Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à la recherche, Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au numérique et des quatre auteurs* du rapport.

« La réalisation de ce plan de recherche est un objectif à dix ans. Je sais que nous traversons actuellement une crise. Mais l’enjeu est à la fois d’y répondre tout en se projetant dans dix ans », a insisté le ministre de l’agriculture, qui souhaite, in fine, « faire de la France le leader mondial de l’agro-écologie ».

Sur le terrain, ce plan consiste à associer les acteurs du monde agricole, et notamment les agriculteurs, avec ceux de la recherche pour créer des « laboratoires vivants » de la multi-performance – économique, sociale et environnementale – des exploitations. Pour y parvenir, les quatre auteurs du rapport proposent 30 projets regroupés dans 9 axes de travail, répondant eux-mêmes à trois priorités : développer l’approche systémique chère à Stéphane Le Foll pour que l’agriculture soit contributrice dans la lutte contre le réchauffement climatique, permettre le développement de nouvelles technologies et fédérer tous les acteurs de la recherche et du développement agricole pour accélérer le déploiement des nouvelles technologies dans les exploitations.

Faire bouger les robots dans les exploitations

En matière de nouvelles technologies, « la robotique est porteur d’une rupture pour la qualité du travail notamment », explique Jean-Marc Bournigal, président de l’Irstea. Le rapporteur évoque l’enjeu de faire circuler les robots dans l’exploitation. « En élevage, le développement des robots de traite enferme les vaches dans de grands bâtiments. Il faut développer des robots itinérants permettant le pâturage », a illustré le ministre. Une expérimentation de robot itinérant est d’ailleurs conduite en Bretagne. La robotisation de la pulvérisation en viticulture et arboriculture permettrait de résoudre des problématiques environnementales et de santé des producteurs.

Être leader de l’agro-écologie ne se fera pas non plus sans biotechnologies, avec notamment le développement de la génomique animale et végétale. Thierry Mandon et Stéphane Le Foll ne veulent pas non plus exclure les technologies qui font peur, en allusion aux techniques déclinées de la transgenèse. Mais il faudra, pour cela, un énorme travail de sensibilisation et de pédagogie auprès des plus réfractaires à ces nouvelles techniques.

Les données, nouvelles richesses des agriculteurs

Et si la France doit rester leader dans les biotechnologies, le monde agricole doit absolument s’approprier le fameux big data et surtout son utilisation. « Les données d’une exploitation auront une valeur économique très importante, assure Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au numérique. Les agriculteurs ne doivent pas s’en faire déposséder par des sociétés qui en chercheront un usage lucratif. De grands géants industriels ont compris l’importance de ces données agricoles. » Le ministre de l’agriculture souhaite d’ailleurs la création, « dès 2017 », d’un portail de données agricoles « qui seront le carburant de l’innovation ouverte ».

Stéphane Le Foll voit dans ce programme décennal le moyen pour l’agriculture de répondre aux enjeux « du sol, de l’eau et du climat ». Mais la recherche orientée vers les biotechnologies, la robotique ou le biocontrôle aura cependant besoin de moyens financiers importants pour atteindre les objectifs affichés. « 13 % des moyens du programme européen de recherche Horizon 2020 serviront notre ambition », explique le ministre. L’agence nationale de la recherche doit par ailleurs financer des projets agricoles à hauteur de 22 M€ par an.

* Le rapport « Agriculture – innovation 2025 » a été réalisé par Jean-Marc Bournigal, président directeur général de l’Irstea, François Houllier, patron de l’Inra, Philippe Lecouvey, directeur de l’Acta, et Pierre Pringuet, président d’AgroParisTech. »
projet-agriculture

Sources:

Article d’rnaud Carpon
Cet article n’engage que son auteur/ This article is the sole responsibility of the author
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