Les Parabènes N’Epargnent Pas les Dauphins

« Au vu de leur (encore) large utilisation, dans les produits cosmétiques mais aussi l’alimentation ou les médicaments, on n’est pas étonné de trouver des parabènes dans les tissus du corps humain. Mais aujourd’hui, une équipe de chercheurs vient de montrer que ces conservateurs se retrouvent aussi chez les mammifères marins comme les dauphins ou les loutres de mers, mais aussi les ours polaires. Leur étude a été publiée dans le journal scientifique Environmental Science & Technology.

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Une étude menée aux États-Unis avait déjà montré que la plupart des consommateurs avait des niveaux détectables de parabènes dans leurs urines.

On voit aujourd’hui que les humains ne sont pas les seuls à être exposés aux effets potentiellement nocifs de ces conservateurs. Les produits contenant des parabènes, une fois rincés ou jetés, finissant leur vie dans les systèmes de retraitement des eaux et des déchets, ils peuvent être relargués dans l’environnement. Une équipe de scientifiques américains a cherché à savoir si les animaux marins pouvaient, eux aussi, voir les parabènes s’accumuler dans leurs organismes.

Ils ont analysé 121 échantillons de tissus de huit espèces de mammifères marins vivant sur au large des côtes de Floride, Californie, Washington et Alaska.

Ils ont détecté du méthylparabène dans un très grand nombre de ces échantillons. Un métabolite du méthylparabène, le 4-hydroxybenzoic acid (4-HB) était présent dans tous les échantillons. Selon les espèces, les niveaux de méthylparabène variaient : à l’état de traces chez les ours polaires, il était présent à hauteur de dizaines de milliers de nanogramme de 4-HB par gramme de tissu chez certains dauphins et loutres de mer. Selon les scientifiques, bien que le métabolite 4-HB soit naturellement présent dans certaines plantes, la corrélation entre le méthylparabène et le 4-HB dans les échantillons laisse à penser qu’ils ont issus de sources synthétique.

Ils ont indiqué que des études complémentaires étaient nécessaires pour déterminer quels risques pour la santé des animaux marins. Des études précédents avaient montré que les parabènes et leurs coproduits pouvait agir comme des œstrogènes chez les animaux. »

Publication:

Elevated Accumulation of Parabens and their Metabolites in Marine Mammals from the United States Coastal Waters
Jingchuan Xue, Nozomi Sasaki, Madhavan Elangovan, Guthrie Diamond, and Kurunthachalam Kannan*§

Wadsworth Center, New York State Department of Health, and Department of Environmental Health Sciences, School of Public Health, State University of New York at Albany, Albany, New York 12201, United States
Department of Fisheries and Wildlife, School of Agriculture Science, Oregon State University, Corvallis, Oregon 97331, United States
§ Biochemistry Department, Faculty of Science and Experimental Biochemistry Unit, King Fahd Medical Research Center, King Abdulaziz University, Jeddah, Saudi Arabia
Environ. Sci. Technol., 2015, 49 (20), pp 12071–12079
DOI: 10.1021/acs.est.5b03601
Publication Date (Web): September 17, 2015

Abstract

Abstract Image

« The widespread exposure of humans to parabens present in personal care products is well-known. Nevertheless, little is known about the accumulation of parabens in marine organisms.

In this study, six parabens and four common metabolites of parabens were measured in 121 tissue samples from eight species of marine mammals collected along the coastal waters of Florida, California, Washington, and Alaska.

Methyl paraben (MeP) was the predominant compound found in the majority of the marine mammal tissues analyzed, and the highest concentration found was 865 ng/g (wet weight [wet wt]) in the livers of bottlenose dolphins from Sarasota Bay, FL. 4-Hydroxybenzoic acid (4-HB) was the predominant paraben metabolite found in all tissue samples.The measured concentrations of 4-HB were on the order of hundreds to thousands of ng/g tissue, and these values are some of the highest ever reported in the literature. MeP and 4-HB concentrations showed a significant positive correlation (p < 0.05), which suggested a common source of exposure to these compounds in marine mammals.

Trace concentrations of MeP and 4-HB were found in the livers of polar bears from the Chuckchi Sea and Beaufort Sea, which suggested widespread distribution of MeP and 4-HB in the oceanic environment. »


Sources:
http://www.observatoiredescosmetiques.com/actualite/publications-scientifiques/les-parabenes-nepargnent-pas-les-dauphins-3278
http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/acs.est.5b03601
http://www.cosmeticsbusiness.com/news/article_page/Impact_of_parabens_traced_to_dolphins_and_polar_bears/112849

Cet article n’engage que son auteur/ This article is the sole responsibility of the author

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