Vers la Chimie Bleue : Algopack, des Algues à La Conquête du Plastique

« Petite PME bretonne, Algopack cultive une idée fixe mais ingénieuse : faire de l’algue marine le nouvel eldorado du plastique. L’entreprise cultive des algues qui, transformées en granules, remplacent le plastique pour fabriquer des objets rigides et biodégradables. »

algopack

« L’algue est vertueuse : elle capte 960 kg de CO2 à la tonne, elle ne consomme pas de pesticides, ni d’engrais et elle envoie de l’oxygène à la mer. Or, les océans meurent à cause des plastiques. 460 kg de plastique sont déversés dans la mer chaque seconde. ». Rémy Lucas, fondateur d’Algopack

La bonne idée

Tout à commencé sur les plages bretonnes, il y a 200 ans. Dans la famille de Rémy Lucas, fondateur de l’entreprise, on était goémonier, de père en fils : en d’autres termes, pêcheur d’algues. Ingénieur en plasturgie pendant des années, Rémy Lucas s’est souvenu de cette histoire familiale et, avec sa formation, son expérience et ses convictions, il a décidé de créer une entreprise pas comme les autres : Algopack transforme des algues marines cultivées en granules de plastique pour les industriels de la plasturgie.

Comment ça marche ?

Des algues brunes sont cultivées sur place, en Bretagne, récoltées et transformées, par un procédé industriel, en granules similaires à du plastique. Ceux-ci sont vendus aux industriels pour en faire des objets courants : contenants alimentaires, jouets, éléments de smartphones… La gamme Algopack exclut tout emploi de dérivé de pétrole dans sa fabrication. « Nous avons aujourd’hui plus d’une vingtaine de clients et de partenaires, comme le groupe Orange ou d’autres groupes internationaux dans le secteur de l’automobile, du packaging, de la grande distribution, de l’ameublement. La première génération de plastique était 100 % pétrosourcée. Puis, il y a eu les bioplastiques d’origine agricole comme le maïs. La troisième génération de biomatériaux est celle de la chimie bleue dont Algopack est le pionnier, c’est une filière en pleine expansion » estime Rémy Lucas. L’entreprise a sécurisé sa ressource d’algues dans différentes zones du monde.

Le plus de cette entreprise : l’économie circulaire

Le choix a été fait de cultiver les algues et non de les prélever dans la mer pour ne pas perturber l’écosystème marin. L’entreprise utilise également des déchets de certains industriels (notamment de la cosmétique). Le procédé de fabrication est entièrement local. En fin de vie, les objets sont biodégradables et servent d’engrais. La matière disparaît en 12 semaines en terre. Cette filière est représentative de l’économie circulaire : prélever le moins possible la matière première initiale, concevoir le produit le plus vertueux et, en fin de vie, le restituer à la terre.

Un débouché pour les sargasses ?

Le problème des sargasses pourrait être en partie résolu par ce procédé. Depuis 2011, des algues brunes appelées sargasses, se déversent régulièrement sur les plages des Caraïbes. Rémy Lucas estime que son entreprise serait en mesure de l’utiliser comme matière première pour son activité.  « 


Sources:
http://votreenergiepourlafrance.fr/vers-la-chimie-bleue-algopack-des-algues-a-la-conquete-du-plastique/
http://www.algopack.com/actualites.php

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