Parution du Journal de Botanique de la Société Botanique de France- Septembre 2015

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Au sommaire

Philippe Thiébault. Vie de la société : Compte-rendu de la séance de la Société botanique de France du 12 septembre 2014. Pages 3-5 ; 4 photos.

André Charpin, Marc-André Selosse, Yves Peytoureau, Anne-Marie Slezec. Hommage collectif à Gérard-Guy Aymonin (1934-2014). Pages 5-7 ; 2 photos.

Jean-Marie Pelt. Hommage au professeur Jean-Marie Géhu. Pages 7-8 ; 2 photos.

Philippe Danton. Résumé de la conférence : Les petits pas d’une Monographie des plantes vasculaires de l’archipel Juan Fernández (Chili). Pages 9-15 ; 18 figures.

Florence Le Strat. Brèves botaniques : le genre Utricularia. Pages 17-21 ; 3 planches photographiques.

Guillaume Fried, E. Dumbardon-Martial. Premier signalement et extension rapide d’Erigeron bellioides DC. (Asteraceae) en Martinique. Pages 23-29 ; 3 figures ; 2 tableaux ; annexes 1 et 2.

Vincent Hugonnot, Pascal Royer, Chrystelle Caton, Marc Philippe, Yves Garnier & Thierry Vergne. Les tourbières à sphaignes dans le département du Rhône (France) : inventaire et avenir. Pages 35-55 ; 4 figures ; 4 tableaux, 1 annexe.

Daniel Mathieu, Mélisse Durécu, David Mercier, Joël Mathez, Michel Chauvet. Guide de nomenclature des noms normalisés en français pour les plantes Trachéophytes de France métropolitaine. Code NFN Version 2.4 – novembre 2014. Pages 57-61.

Bruno de Foucault, Emmanuel Catteau. Contribution au prodrome des végétations de France : les Epilobietea angustifolii Tüxen & Preising in Tüxen 1950. Pages 63-88 ; 3 tableaux ; 4 figures.

Résumés

Guillaume Fried, E. Dumbardon-Martial. Premier signalement et extension rapide d’Erigeron bellioides DC. (Asteraceae) en Martinique. Pages 23-29 ; 3 figures ; 2 tableaux ; annexes 1 et 2.
Erigeron bellioides DC., une astéracée originaire du nord des Caraïbes, a été trouvé pour la première fois en Martinique en 2010, une vingtaine d’années après sa découverte en Guadeloupe où elle n’a été que récemment identifiée au niveau spécifique.

Cette progression d’E. bellioides dans les Antilles françaises s’inscrit dans un contexte d’expansion plus généralisée au niveau mondial avec une colonisation progressive des îles du Pacifique constatée à partir des années 1970, et des introductions plus récentes en Floride et à Taïwan. E. bellioides colonise abondamment les gazons de certains parcs et jardins ainsi que divers milieux perturbés. Les méthodes d’évaluation de son caractère envahissant indiquent un niveau de risque intermédiaire avec un impact faible pour les milieux naturels antillais mais des impacts économiques potentiels. Sa biologie et son comportement devraient faire l’objet d’études plus approfondies dans le cadre d’un programme surveillance.
Mots-clés : espèce invasive, analyse du risque, espèce émergente, Antilles françaises.

Vincent Hugonnot, Pascal Royer, Chrystelle Caton, Marc Philippe, Yves Garnier & Thierry Vergne. Les tourbières à sphaignes dans le département du Rhône (France) : inventaire et avenir. Pages 35-55 ; 4 figures ; 4 tableaux, 1 annexe.
Un total de 18 espèces de sphaignes est signalé dans le Rhône. Sphagnum angustifolium, S. auriculatum, S. capillifolium, S. fallax, S. fimbriatum, S. flexuosum, S. girgensohnii, S. inundatum, S. palustre, S. quinquefarium, S. russowii, S. subnitens, S. subsecundum et S. teres sont aujourd’hui connues avec certitude.

Sphagnum compactum, S. cuspidatum, S. rubellum et S. squarrosum n’ont pas été revues récemment dans le département. Les sites tourbeux du Rhône disposent d’une richesse sphagnologique moyenne à faible et apparaissent sensiblement moins riches que leurs homologues des plateaux du Forez, des Bois Noirs, des monts de la Madeleine et du Pilat. Quarante-six taxons de bryophytes (autres que les sphaignes) sont recensés dans les tourbières à sphaignes du Rhône. La majorité d’entre elles est banale et très plastique au plan écologique. Environ 1/3 d’ha au total est occupé par des espèces de Sphagnum dans le Rhône. Cette surface est partagée très inéquitablement en 32 sites distincts. La turfigénèse est considérée comme marginale dans le département et l’ombrotrophie comme quasiment inexistante. Sphagnum capillifolium, S. palustre et S. inundatum sont les trois sphaignes les plus fréquentes et les plus abondantes localement. La grande majorité des espèces est oligotrophile et acidiphile. L’édification de tourbe repose sur un très petit nombre d’espèces qui montrent une répartition limitée dans l’espace. Les types d’alimentation en eau variés expliquent la discontinuité des peuplements sphagnologiques. Deux tourbières condensarogènes ont pu être découvertes. Seules certaines parties du Haut-Beaujolais se sont révélées propices à l’expression de la turfigénèse grâce à des caractéristiques géomorphologiques et climatiques localement favorables. Toutes les tourbières sont soumises à des pressions fortes et sont menacées à divers titres, par les activités anthropiques mais également par les changements climatiques globaux. L’édification de barrages-seuils est préconisée pour favoriser la turfigénèse. Les végétations du Calthion palustris Tüxen 1937 posent des problèmes conservatoires spécifiques. Le boisement spontané des complexes tourbeux est plutôt à considérer comme un facteur favorable à l’expression de la turfigénèse. En revanche, les sites boisés artificiellement en résineux pourraient bénéficier d’une réouverture, visant à régénérer des dynamiques régressives, et l’apparition de landes (les « vassives »), aujourd’hui totalement disparues du département.
Mots-clés : Rhône, Haut-Beaujolais, Sphagnum, tourbière, conservation.

Bruno de Foucault, Emmanuel Catteau. Contribution au prodrome des végétations de France : les Epilobietea angustifolii Tüxen & Preising in Tüxen 1950. Pages 63-88 ; 3 tableaux ; 4 figures.
Dans le cadre du prodrome des végétations de France, sous l’égide de la Société française de phytosociologie, les auteurs présentent ici la classe des Epilobietea angustifolii : déclinaison au niveau européen, puis présentation de fiches par association connue au niveau français.
Mots-clés : Epilobietea angustifolii, coupes forestières herbacées, syntaxonomie, végétation de France.

Journal de Botanique

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Le « Journal de Botanique » reçoit depuis l’article de forme classique et la notule floristique jusqu’aux études et revues ou révisions de volume important et il porte un intérêt particulier aux monographies thématiques ou géographiques, tout en présentant également les comptes rendus des « Sessions extraordinaires » et des voyages d’étude de la Société botanique de France.
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Sources:
Article d’Elodie Texier
http://www.tela-botanica.org/actu/article7046.html
http://www.biusante.parisdescartes.fr/sbf/

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